La période de domination de Michael Johnson, premier athlète au monde à s'être imposé sur le 200m et le 400m, a commencé dès 1990. Mais c'est seulement en 1996 que Michael Johnson a remporté une médaille olympique en individuel. Bien que favori absolu du 200m aux Jeux Olympiques de 1992 à Barcelone, Johnson n'a pas pu se remettre d'une intoxication alimentaire contractée douze jours avant la cérémonie d'ouverture, et il a été éliminé en demi-finales. Johnson a néanmoins remporté le titre olympique avec l'équipe américaine de relais 4x400m. Quatre ans plus tard, aux Jeux Olympiques d'Atlanta, Johnson avait déjà un palmarès de 54 victoires consécutives en finale du 400m, et il était invaincu depuis sept ans sur cette distance. A Atlanta, il a remporté la finale olympique du 400m tambour battant, avec dix mètres d'avance sur le deuxième, ce qui représente l'écart le plus net en un siècle de compétition du 400m. Trois jours après avoir gagné cette première médaille, Johnson a disputé la finale du 200m. Aux qualifications américaines pour les Jeux d'Atlanta, il avait réalisé un temps de 19,66 secondes, battant le record que l'Italien Pietro Mennea détenait depuis 17 ans. Et pour la finale olympique du 200m à Atlanta, Johnson a réalisé un temps fabuleux de 19,32 secondes, franchissant la ligne d'arrivée avec 4m d'avance sur le Namibien Frank Fredericks. En 1999, Johnson a couru le 400m en 43,18 secondes, battant le record de la distance établi 11 ans auparavant. L'année suivante, aux Jeux Olympiques de Sydney, Johnson avait à son palmarès quatre titres de champion du monde consécutifs sur 400m. Il s'est encore imposé à Sydney, devenant le premier double champion olympique du 400m. Pour couronner le tout, Johnson est aussi devenu champion olympique avec l'équipe américaine de relais 4x400m. Cette victoire lui a permis de porter à cinq son total de médailles d'or aux Jeux Olympiques.